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Nouveau Blog

Ceux qui cliquent encore sur ce blog doivent commencer à connaître par coeur le premier article.  On ne peut pas dire que je tiens ces quelques pages à jour.  Pourquoi ? Tout simplement par manque de temps.  Alors j'ai décidé de recommencer un blog sous une version allégée, à consommation rapide ; une version light.  Ce sera Norma Sugar Free.

http://normasugarfree.canalblog.com/

 
The Goddess of 1967 (Clara Law, 2000)

Vu le 06/08/2006.

Un road movie où le moyen de transport est sacralisé (jeu de mot sur Goddess = déesse = DS = citroen DS).  Idée assez originale au départ.

La mise en scène des passages "sur la route" est à remarquer : clairement, tout est fait pour qu'on comprenne que c'est faux, qu'il y a quelque chose de magique dans ce voyage, comme si la voiture volait plus qu'elle ne roulait.  Intéressant.

C'est d'ailleurs à peu près tout ce qu'il y a à remarquer de mon point de vue : le reste est de facture assez classique, avec le mec voyant mais très sensible, confronté à la femme ultra-sensible et aveugle ; et elle de lui touchotter le visage, et lui d'en être gêné, et eux de finir comme on s'en doute, tout ça plein de bons sentiments, d'hésitations enfantines etc.

Ah oui, il y a aussi une histoire d'incest bien lourdeaute.  Dommage.

 
The Goddess of 1967 - ma note pour ce film :
Réalisé par Clara Law
Avec Rose Byrne, Rikiya Kurokawa, Nicholas Hope, ...
Année de production : 2000
Desert Moon (Aoyama Shinji, 2001)

Vu le 06/08/2006.69216296_af

Desert Moon : titre superbe pour un film à la thématique moderne.

La Lune, c'est le symbole des ambitions professionnelles de l'homme moderne.  Le désert, c'est ce que l'homme trouve quand il atteint la lune ou qu'il l'approche de trop près.  Le voyage a coûté le prix fort, on a oublié et perdu l'essentiel - la famille ici.

Le traitement de la thématique pêche par un côté un peu trop dispersé, par un manque d'unicité scénaristique et surtout par une bande-son très lourde.  Mais comme la thématique est intéressante, un film à voir.

 
Desert moon - ma note pour ce film :

Année de production : 2001
Fight Club (David Fincher, 1999)

Un commentaire que j'ai posté sur un blog de ciné http://batman1985.canalblog.com/ et que je souhaitais conserver pour mémoire.

Fight Club est un de ces films qui je pense restera comme typique d'une époque, celle de la transition d'un siècle à l'autre.

Un film cynique et désabusé ? Pas si sûre. Beaucoup évoquent la critique de la société de consommation comme sujet du film. Pour moi, le film va beaucoup plus loin que ça. C'est à une psychanalyse qu'il nous invite. Et au contraire de ce qu'on dit
, Fincher n'est ni anarchiste, ni désabusé ; il fait oeuvre de salubrité morale.

Je le dis tout de suite, difficile d'expliquer mon point de vue sans révéler la fin mais bon, je vais quand même essayer.

Le film démarre bien sur un disours à la "Trainspotting", accusant ikea etc. Mais après la mise ne place du décor, Fincher nous donne le point de rupture du cheminement de son personnage : un consommateur comme les autres, Jack décide un jour de se laisser aller (en l'occurrence entre les seins d'un malabar au début du film). Et c'est cet acte, le fait de se lâcher pour la première fois, qui va être le point de départ d'un autre "Jack".

Dorénavant, nous n'avons plus 1 mais 2 "héros", l'un spectateur, l'autre acteur d'un même enchaînement d'événements, événements toujours brutaux et destructeurs. Et cet enchaînement va aboutir à confronter en définitive Jack à sa propre monstruosité, à son propre côté destructeur ; il va comprendre à quel point il est impliqué dans l'écroulement de la société.

Le parcours de ce Jack, me fait penser à un parcours en psychanalyse : laisse toi aller, et regarde d'un oeil extérieur ton parcours, tu vas voir plus clairement l'enchaînement des choses, et tu vas comprendre dans quelle mesure tu es acteur de ce parcours.

En résumé, ce que nous dit Fincher, je crois, c'est en gros : tu trouves que c'est moche ce qui a autour ? Alors, regarde en toi-même et demande-toi dans quelle mesure tu n'es pas acteur de cette horreur.

Comme une critique de notre schyzophrénie à nous tous, qui critiquons la société sans reconnaître que nous en faisons intégralement partie, comme si nous étions seulement les spectateurs extérieurs d'un monde qui s'écroule. Fincher me semble au contraire vouloir dire : la "société" est critiquable, c'est vrai, mais cherche un peu si toi tu n'en es pas acteur en réalité.  En mettant en lumière cette scyzophrénie, Fincher tente de nous inviter à nous psychanalyser tous, individuellement, plutôt que d'en rester à une critique "extérieure" de la société de consommation.

Bref, un grand film dans son idée de départ, parce qu'il va plus loin qu'une critique de la société de consommation. Même s'il y a bien quelques longueurs d'après moi...

 
Fight Club - ma note pour ce film :
Réalisé par David Fincher
Avec Brad Pitt, Edward Norton, Helena Bonham Carter, ...
Année de production : 1999
Appleseed (Shinji Aramaki, 2004)

Vu le 12/05/200618442954

Est-ce que toutes les productions futuristes doivent forcément proposer une variation sur le même thème, celui de la relation entre l'humain et la machine ?  Il semblerait que oui.  Bon, ne nions pas que c'est une question existencielle.  Mais si c'est une question qui a été souvent traitée, alors il faut que chaque nouvelle production sur ce thème offre un traitement différent.

Petite déception pour ce film-ci : ça parle ou ça se bat.  Beaucoup de blabla sur la philosophie qui sous-tend l'univers qui nous est décrit, et beaucoup de tonitruants crash-boum-tacatactata-aaargh-catatatat-boum-boum-aaargh-...  Bref, peu des scènes de confrontation bien construites, peu d'images qui parlent d'elles-mêmes, peu de surprises.  Dommage.

 
Appleseed - ma note pour ce film :

Année de production : 2004
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